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Cet ouvrage traite des grands évènements du monde d’Aguératon depuis l’aube des Temps Nouveaux ou Premier Cycle jusqu’à la fin du Troisième cycle, l’époque à laquelle il fut rédigé.
Les Temps Perdus, Premier Cycle selon la classification Nimauriêne
Les Temps Perdus, une époque sombre pour les êtres qui vécurent alors. Des événements de cette époque, on ne sait point grand-chose.
Les documents ayant été perdus, brûlés ou très fortement abîmés. Tout ce que l’histoire en a retenu avec certitude c’est l’événement qui y mit fin.
Quelques vieilles légendes font état de l’apparition d’une menace terrible au Sud.
Elle fut nommée Sorgoth-Ur, du nom de la race démoniaque des envahisseurs.
Les Temps Perdus virent leur terme avec la Bataille D’Estompe, au cours de laquelle les armées des Sorgoth-Ur furent brisées par les héritiers d’Ackmodar dans le tréfonds des Terres Inconnues, loin à l’Est de la Civilisation actuelle.
« Or donc, alors que tout espoir avait été abandonné devant le flot de haine venu de l’Est, les derniers survivants cessèrent de fuir pour faire face aux envahisseurs sur la plaine d’Estompe.
La terre trembla, le ciel fut déchiré.
Finalement, le Grand Déméanéthor, de la lance brillante d’Ackmodar, défit la bête qui dirigeait les envahisseurs. On dit que son hurlement d’agonie s’entendit à mille lieues de la bataille.
Déméanéthor leva alors la sombre couronne de son ennemi vaincu, et les armées des Sorgoth-Ur, édifiées par la perte de leur sombre seigneur, fuirent en désordre devant le courage et la vaillance des suivants de Déméanéthor.
Pas un n’en réchappa, les bûchers funéraires illuminèrent le ciel et empuantirent l’air pendant 10 cycles Thijnun, car grand était le nombre des morts. »
La légende de Déméanéthor, par Kalandir le Barde, Deuxième Cycle
L’Aube des Temps Nouveaux ou selon la classification Nimauriêne, le Deuxième Cycle.
Au début de ce cycle, Gaâd Mur s’étendait entre les Montagnes Eternelles et les Grands Lacs, limités au Sud par la Mer des Saignues.
Gaâd Mur était le royaume d’un peuple recomposé à la suite du terme des Temps Perdus, et plus soudé que tout autre.
Sa force résidait dans sa victoire lors de la Bataille d’Estompe.
Dans toute contrée, tous connaissaient et reconnaissaient ceux qui, en un temps éloigné, avaient mis à bas l’envahisseur Sorgothien.
Trente cinq Rois succédèrent à Aminaâd Dor, fils de Déméanéthor qui de la lance d’Ackmodar, transperça le cœur de l’armée des Neufs ciels pendant la Bataille d’Estompe.
Le vingt sixième Roi, Athérion Le Premier, connu de grandes difficultés pour garder l’équilibre des forces que le monde d’alors connaissait.
Il dut soutenir pendant une moitié de siècle une guerre qui ravageait les contrées du Sud, et minait le moral du royaume.
Son décès fut brutal lorsqu’il apprit la mort de son Fils Athérion Le Second, terrassé par la Grande Epidémie qui frappait depuis peu le pays.
Mistrédit D’Emer arriva donc au pouvoir bien avant d’être prêt à diriger le royaume.
L’Epidémie fit des milliers de victimes.
La guerre du Sud prit des proportions dramatiques, lorsque les troupes ennemies mirent le bastion avancé de Listaer Midrith à feu et à sang, faisant ainsi une percée directe vers les terres fertiles, et le cœur du royaume.
Les troupes de Gaâd Mur parvinrent au prix d’une lutte acharnée à repousser les envahisseurs, mais Mistrédit D’Emer, dernier héritier de la couronne, périt dans l’affrontement.
La lignée Sacrée des vainqueurs d’Estompe était éteinte.
Le royaume n’y survit pas, déchiré par les guerres intestines de la noblesse, et pressé de toute part par des envahisseurs.
Cette grande nation n’est plus connue d’aujourd’hui que par une poignée d’encyclopédistes.
La lance d’Ackmodar transmise de génération en génération fut forgée par des Elfes, des Nains et des Hommes qui reçurent leurs pouvoirs du Magicien Shaâlad Kaâ, le plus grand que ces terres ne connurent jamais.
Elle tomba dans les profondeurs de l’oubli, là où la lumière laisse la place aux ténèbres.
Alors que le chaos régna et que les terres d’Agueraton connurent leurs heures les plus sombres, le monde vit l’émergence d’Azurianne et Galandel.
Deux royaumes humains qui devinrent rapidement les plus puissants de l’époque.
On les appelait aussi les Deux Frères, car jamais ces deux royaumes ne combattirent l’un contre l’autre.
Toujours, les mages d’Azurianne et les chevaliers de Galandel unirent leur force pour repousser les envahisseurs et les bêtes immondes qui hantèrent alors Aguératon.
Leurs lignées Royales remontaient à la noblesse de Gaâd Mur, et en perpétuèrent le souvenir.
C’est lors du règne de Helvenal d’Azurianne et d’Obien de Galandel que s’annonça la tragédie qui mit fin à cette ère.
Beaucoup plus au Sud des Deux Frères, s’étendaient des terres arides et difficiles d’accès.
On racontait qu’elles étaient le repère de scélérats de toutes sortes, de bêtes immondes et qu’elles furent il y a bien longtemps le pays des Sorgoth-Ur.
Peu de personnes osaient pénétrer ces terres qu’on nommait à cette époque Galdérion ou « Les Terres Mortes ».
Le deuxième cycle vît la naissance d’un être étrange, une entité inconnue jusqu’alors, capable de maîtriser de nombreuses formes de magie et possédant un pouvoir de suggestion sur n’importe quel être vivant en terres Aguératoniennes.
Cet être, dont l’aspect était celui d’un homme se nommait Iren Descerdorh.
Il n’appartenait à aucune lignée, nul ne savait de qui il descendait, d’où il fut originaire.
Cet homme rassembla de multiples races qui peuplaient les Terres Mortes et édifia de sombres fortifications à travers le pays, dont l’épicentre était Dun Rharh, forteresse gigantesque abritant les principales armées que formait en secret Iren Descerdorh.
« Ne croyez pas que nos gens se soient rendus ni même qu’ils fussent affaiblis.
Nous garderons éloignées les troupes de Galdérion, et ce afin que la liberté et la paix se répandent joyeusement en nos royaumes comme la rivière dans la forêt lors d’une belle journée d’automne en les plaines de Galandel ou d’Azurianne. »
Extrait des paroles d’Helvenal d’Azurianne, in « Expérctaâh II », Deuxième Cycle
La menace grandit à l’aube du quatrième sous cycle de Thijnun qui en comportait cinq.
La renommée des armées des Terres Mortes commençait à gagner les frontières de Karak-Adrin et Barad Varr, contrées des nains proches de Galdérion.
Les armées d’Iren Descerdoth sortirent de leurs forteresses et commencèrent alors leur œuvre de destruction.
« Les terres de Galdérion renferment les plus abominables créatures qu’il m’ait été donné de voir.
Effrayantes et répugnantes, je ne conçois pas un monde dominé par de telles ignominies.
La peur me noue le ventre lorsque, le soir tombant, résonnent, haut et clair, les cris terribles des bêtes immondes dont le nombre s’accroît chaque jour. »
Seigneur Nain Boron Nuur, encyclopédie Nimaurîene.
Bientôt, la peur se répandit jusqu’aux terres éloignées de Chalomerdin, près de la mer d’Os-Swuirland, à l’extrême Nord des Deux Frères.
On ne pouvait se promener, ou prendre un verre chez le tavernier sans entendre des récits relatant les atroces tourments que ces armées Mortes faisaient subir à leurs ennemis.
IIl existait autrefois de nombreuses cités naines, encastrées dans la montagne de Taâl Remor.
Des cités appartenant à deux royaumes qui n’en furent qu’un seul auparavant.
Durïn Ironhand, de part son statut unit les deux royaumes pour répondre d'une seule voix à la menace des armées d'Iren Descerdorh.
Les nains malgré leur vaillance et leur pureté de cœur, ne parvinrent qu’à ralentir les armées de l’infâme, sans cesse renouvelées.
L’Empire nain chuta lors de la bataille de Taâl Remor, entraînant dans sa chute bon nombre de mines, forteresses et fortins.
Les ruines de ces colonies jonchent aujourd’hui les flancs de la montagne de Taâl Remor et beaucoup sont occupées par les orques et les gobelins.
Aux endroits mêmes où jadis autour d’une forteresse centrale s’étendaient mines, fortins et postes avancés, où les splendeurs des mondes nains resplendissaient car la terre en ces lieux regorge de fabuleux trésors.
La noirceur envahit les cœurs.
Les Elfes et les Hommes ne furent pas capables de s’allier en ces temps noirs, et Descerdorh fût alors sur le point d’infliger tourments et douleurs à tous les habitants d’Aguératon.
Une chose surprenante survint alors.
Alérandir, prince Elfe, Seigneur des Terres Illustres par delà la Mer d’Os-Swuirland vint en Aguératon accompagné des armées sacrées.
Des milliers d’Elfes des Terres Illustres arrivèrent alors sur le Grand Nord où ils furent mis au courant de la menace grandissante au Sud.
Le Seigneur Alérandir, Seigneur de la lumière, tira alors devant les Neufs Rois, derniers héritiers du trône sacré d’Elendoraâs, la Lance d’Ackmodar.
La surprise fut de taille, car bien qu’oubliée depuis des siècles, son apparition rappela aux souvenirs des grands Rois son tragique destin.
« De cette Lance, puissance des feux de jadis, je détiens le pouvoir de Shaâlad Kaâ.
Nul ne peut défaire celui qui la détient, car le fer noir de la Grande Faille et la dextérité de ceux qui la forgèrent l’ont rendue aussi parfaite que le chant des Cheptuelles.
Son pouvoir est traître pour le faible, dont le cœur peut être vaincu.
Aujourd’hui pour les peuples de ce monde je dirigerai l’armée qui viendra à bout du Seigneur Noir. »
Extrait des paroles Alérandir Seigneur Elfe devant les Neufs Rois d’Elendoraâs, in ‘Expérctaâh II,’, Deuxième Cycle
Ainsi fut dressée devant le Seigneur de la Grande Faille la plus grande armée résultant de l’alliance entre les Hommes, les Elfes et les Nains survivants de Taâl Remor.
Elle fut conduite par Alérandir et vainquit le Seigneur des Ténèbres.
« Tous levaient l’épée côte à côte.
Nains, Elfes, Humains. Dans le gouffre des Cendres Innombrables, des colonnes entières d’Orques, de Trolls, et de mauvais hommes formaient leurs rangs et s’apprêtaient, la lame au poing, à combattre celle qui fut appelée l’armée de la Lance.
La bataille fut terrible, le sang fut versé comme jamais il ne fut.
Au milieu de cet enfer, un Elfe se dressait fier et fort, tenant en ses mains LA Lance qui brillait comme mille soleils au solstice d’Eté.
S’avança, alors, L’Ignominie, sortie des profondeurs de la Grande Faille.
Ces mots furent prononcés par Alérandir avant que de sa lance, et après un combat terrible faisant trembler la terre alentour, il ne transperce le cœur de son ennemi : Où sont maintenant les Orques d’Iren ?
Pourquoi les tiens errent-ils au loin ?
Proche est l’heure où de l’Illustre, je te pourfendrai, et sombre sera le chemin qui t’est réservé.
La déchéance du Seigneur noir passée, une fois la paix à peu près revenue, chacun mit du sien pour réconforter son voisin, et lui offrir ce qu’il possédait, afin que la Vie reprenne ses droits dans les contrées meurtries et fortement dépeuplées.
Chacun venait mander auprès d’Alérandir conseils et bontés.
Si un Elfe fut un jour sacré à jamais Roi par son peuple, ce fut lui.
Aucun guerrier ne doutait plus de la bravoure de celui qui de sa lance ancestrale avait en deux, sans faillir, brisé le cœur d’un démon. »
Extrait de « la Bataille de La Lance » par : inconnu ?!
Retour aux sources ou selon la classification Nimauriêne, le Troisième Cycle.
La reconstruction des royaumes se fit dans la joie.
Partout là où les pleurs résonnèrent les mois précédents, des rires se firent à nouveau entendre.
Partout où le silence et la Mort avaient fait leur nid, la populace reprenait ses droits.
Chaque mort fut enterré avec respect et l’on fit appel aux dieux pour veiller sur eux.
La Vie reprenait son souffle déchu.
Elle reprenait ce qui lui appartenait.
Alérandir à la tête de tous les hommes vaillants se chargea de tout superviser.
C’est lui qui ordonna que l’on répare les routes, après avoir construit des abris de fortune afin que chacun ait toit sur la tête.
C’est lui qui ordonna que la nourriture soit récoltée dans les champs le plus vite possible, afin que le ravitaillement ne manqua point.
Et c’est lui qui conserva la lance…
« Nous avons entendu chanter les cors dans les plaines les plus sombres, les épées scintillèrent dans le sombre royaume du Sud.
Là tomba Barod puissant guerrier Nain, jamais il ne revint dans ses riches montagnes ni dans ses salles dorées.
Le preux Vardamir et le brave Ganondorf combattirent et tombèrent là en pays lointain.
Ni Glorendhel et son épée d’airain, ni les grands archers Amaranthe et Äwaëmin ne revinrent en triomphe.
La mort à l’aube et au crépuscule prit les Seigneurs et les humbles. Noble fut leur serment, grande fut leur destinée.
Ils reposent à présent dans les vertes plaines de Gaâd Mur.
Réjouissez-vous maintenant, ô peuple d’Aguératon, car désormais Iren Descerdorh et son royaume sont vaincus à jamais.
Chantez maintenant car l’espoir est permis, guidant nos cœurs sans jamais les lâcher.
Rebâtir à présent, il nous faut, reconstruire désormais nous devons.
Quand la lune d’Ecklendil illumine les bois dorés de Furien, votre roi que je suis redonnera à ces terres splendeur et merveille d’autrefois.
Les hêtres ondoyants, les pinsons chantants, les fleurs sortant au printemps et les arbres bourgeonnant.
Ô, ainsi la vie toujours plus belle changera ces Terres arides que nous avons dû délaisser, cette guerre que nous avons dû mener disparaîtra de notre mémoire, pour n’être plus qu’un souvenir doux.»
Extrait du discours d’Alérandir, début du troisième cycle.
Comme suite à chaque guerre, le nombre de naissances explosa dans tout Agueraton, faisant, en plus de la reconstruction, naître un sentiment de bien-être et de retour à la normale dans le cœur des plus anciens.
Le commerce se remit à proposer, et bientôt la dîme imposée ne servit plus à reconstruire les maisons, les murs, ni les palais.
On la laissa cependant, afin d’honorer Alérandir et le remercier de son aide.
Alérandir fit construire une cours, afin que les seigneurs des différents lieux s’y réunissent, non loin de là où il résidait.
Il nomma à sa tête, pour la surveiller, des hommes et femmes qui agiraient sous le nom des « hastrateurs ».
Ainsi commença le troisième cycle D’Agueraton, le retour aux sources.
Les mauvaises langues diront qu’il se termine là et qu’en fait un quatrième prend sa suite, que l’on pourrait nommer décadence.
« Il suffit de vivre assez vieux pour voir qu’un jour toutes les victoires se transforment en défaite. »
Extrait de « la Bataille de La Lance » par : inconnu ?!
Puissant de part son autorité, le Seigneur Alérandir avait donc été nommé Hangrateur à la fin de la guerre, régnant ainsi d’une main de maître sur les seigneurs qui se partageaient les territoires qu’on leur avait offerts.
Hélas, au fil des siècles, le souvenir de la victoire qu’il apporta se ternit de génération en génération, et bientôt, l’Elfe que l’on surnommait « le Doux » prit d’autres surnoms.
Certains se mirent à comploter, afin de le renverser.
Sa lance disparut à nouveau dans l’oubli.
Lui, autrefois si proche du peuple, s’en était éloigné, faute que beaucoup ne purent supporter.
Si des rumeurs lui rapportaient ces faits, il n’y avait pas prit garde, jusqu’à son mariage.
Le Doux avait fini par décider à prendre femme. Il lui fallait descendance.
Il choisit parmi les dames qu’il connaissait le mieux celle qui porterait ses enfants. La demoiselle Lindel.
Comme tout souverain heureux, il fit colporter la nouvelle partout, et rejoint sa promise en sa guilde.
Le jour du mariage arriva, et les deux fiancés se retrouvèrent devant un prêtre de Kiokona du nom de Sieur Avalon.
Hélas, les Dieux ou le destin en décidèrent autrement. Un homme, appelé Cefca, vint à gâcher la cérémonie, rendant la future épouse indigne de son promis.
Ce fut elle qui fit alors annuler le mariage, afin de demander réparation, ce qu’elle n’obtint jamais puisqu’il gagna le duel qu’elle provoqua.
L’Hangrateur, le Doux, quant à lui, revint alors sur ses Terres, abattu, le cœur brisé.
En moins de quelques heures, il avait appris que son peuple était divisé, que certains le haïssaient plus que tout et il avait perdu sa fiancée…
Son esprit, alors changea. Son plus haut conseiller, un homme puissant mais mauvais caressa de sa douce voix l’esprit du Doux, lui faisant miroiter gloire et puissance.
Pendant les années qui suivirent, L’Hangrateur ne reçut plus personne, il s’enferma dans sa cours, et de sombres rumeurs commencèrent à parcourir le royaume.
La Lance, tantôt claire renvoya l’Hangrateur à son sombre côté, le mal coulait dans son fer, prenant l’esprit faible pour lui faire miroiter puissance et gloire.
Seule lui restait sa lance, amie de toujours.
Egarée jamais elle ne fut, dormante et attendant son heure.
Seule lui restait sa lance qui, arme des forts, peut devenir maîtresse des faibles.
Ôh grand Elfe, sur ta tête ta chevelure est sèche et grise,
Ta couronne renversée, ta voix à tout jamais éteinte.
L’âme meurtrière de l’objet s’infiltra en lui et…
Mais l’histoire doit s’arrêter là, oui, pour le moment.
Je n’ai le droit que d’écrire le présent et le passé.
Mais guère le futur…
Résumé de : « Les Cycles de Vie d’Agueraton » Par Connaissance.
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